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Nouvelles tour du monde : treizième mois

Le 1er septembre a marqué nos un an de voyage de noces et notre arrivée pour le dernier continent de ce tour du monde : l’Afrique.

Volontariat au Zimbabwe

Ce tour du monde nous a irrévocablement fait évoluer et changer, notamment sur la condition animale et les questions de l’environnement. C’est pourquoi nous voulions intégrer un temps de bénévolat pour aider à la protection d’espèces menacées d’extinction. Nous avons décidé de combiner ce souhait avec notre rêve de découvrir la faune africaine.

Nos deux semaines au Zimbabwe ont peut-être été l’expérience la plus incroyable du voyage. Chaque matin nous avions l’impression de nous réveiller dans le film du Roi Lion. Nous avons découvert, pour la première fois, des centaines d’animaux : des éléphants aux oiseaux et insectes en passant par les lions, zèbres, girafes ou encore hyènes (et même des plantes !). De plus, nous logions dans un lieu idyllique au milieu de la réserve et partagions notre temps avec des personnes incroyables. Nos guides nous ont appris chaque minute quelque chose de nouveau tout en challengeant nos opinions. Nous sommes également très bien tombés et l’équipe de volontaires s’entendait très bien. En effet, nous jouions beaucoup et sortions danser tous ensemble le weekend. Cette bonne humeur a été exacerbée par le fait que nous avons retrouvé notre amie Florence, qui est incroyablement sociable et drôle. Nous pensons qu’elle ne regrette pas de nous avoir rejoint pour cette aventure !

Le Nakavango Conservation Program gère le management d’une réserve privée et prend part dans le programme de protection des rhinocéros noirs (qui sont une dizaine dans la réserve). Les rhinocéros noirs sont plus petits que les rhinocéros blancs et se distinguent aussi par leurs bouches en forme de crochet. C’est une espèce en danger critique d’extinction. Il y a quelques années la cause était la chasse mais de nos jours c’est la perte de leur habitat et le braconnage de leurs cornes (qui se vendent à des prix exorbitants en Asie).

Nous avons adoré notre travail : observer et noter des informations sur les animaux que nous croisions, maintenir des routes ou encore faire du jardinage. Nous avons aussi pu découvrir les communautés alentours et notamment aider dans une école. Nous avons pu faire du débroussaillage avec les zèbres à quelques mètres de nous, croiser des girafes en allant travailler et observer des couchers de soleil absolument magnifiques.

Les jeudis, nous campions en plein milieu de la réserve. Après une super soirée autour du feu de camp et un dernier coup d’œil à la voie lactée du ciel africain, nous allions nous coucher en écoutant le bruit des animaux dangereusement près des tentes. Les lendemains, nous étions heureux de retrouver le super confort de notre lieu de vie !

Encore une fois, comme souvent dans ce tour du monde, nous avons été très chanceux et avons été parmi les premiers à voir un bébé rhinocéros de trois semaines. Nous avons aussi eu la chance de découvrir des lions en train de festoyer sur une proie fraîchement capturée au bord de la route et de pouvoir revenir le lendemain pour y voir les hyènes se disputer la carcasse avec les vautours. Nous avons apprécié de pouvoir prendre notre temps et d’apprendre à connaître les routes de la réserve et reconnaître ses habitants.

L’adrénaline était aussi au rendez-vous, comme lorsque les rôles se sont inversés alors que nous étions en train de pister des éléphants à pieds. Nous avons compris qu’ils s’approchaient trop lorsque notre guide a chargé son arme pour les faire fuir.

L’expérience la plus intense fût cependant le transfert d’un de nos rhinocéros noirs vers une autre réserve. Encore une fois, une chance incroyable comme il s’agit d’une action très rare. En effet, pour aider cette espèce en voie de disparition, les humains donnent des petits coups de pouce à la nature en rapprochant les rhinocéros qui ont le plus de chance de s’accoupler avec succès. Nous sommes honorés d’avoir été jugé digne de confiance pour assister à une opération d’une telle ampleur, qui comprenait un hélicoptère, un tracteur, un camion, cinq jeeps, une équipe médicale et beaucoup de stress et d’incertitudes. Cela fût aussi très dur émotionnellement, nous pouvions sentir la détresse de l’animal et nous avons aussi assisté au décornage du rhinocéros. Les cornes de rhinocéros repoussent et les maintenir de petites tailles permet de baisser la valeur des rhinocéros aux yeux des braconniers ainsi que d’assurer plus de sécurité lors du transport. Alors que tout cela été opéré par les personnes qui se soucient le plus du bien-être de cette espèce (le spécialiste mondial était même sur place) nous ne pouvions nous empêcher d’imaginer dans quelles conditions les braconniers travaillent… Nous allons bientôt publier un article de blog plus détaillé sur cette expérience hors du commun. Le volontariat en voyage nous a conquis et nous espérons vivre d’autres expériences comme celle-ci.

À la suite du volontariat nous avons passé un dernier weekend dans la ville de Victoria Falls, à quelques kilomètres de la réserve. Nous en avons profité pour retourner voir les majestueuses chutes, le rideau d’eau le plus large du monde, de nuit. Cela est possible une fois par mois pour la pleine lune et nous avons pu voir des arc-en-ciel lunaire, un phénomène unique !

Voyage du Zimbabwe au Kenya

La deuxième partie de septembre se passe pour nous en voyage de groupe. Cela ne fait que quelques jours au moment où nous écrivons cette newsletter. Nous la programmons à l’avance comme il est très difficile d’avoir accès à Internet.

Nous avons embarqué pour beaucoup de kilomètres : 21 jours pour aller de Victoria Falls à Nairobi. Nous passons par la Zambie, le Malawi, la Tanzanie et le Kenya. En chemin nous visitons des villages, découvrons l’histoire et la culture mais surtout nous observons encore plus d’animaux dans des paysages différents.

Nous vous écrivons actuellement d’un campement fixe au bord de la rivière de Luangwa en Zambie. C’est vraiment l’aventure, il n’y a pas de barrières autour du camp donc nous pouvons tomber nez à nez avec un hippopotame ou un éléphant en sortant de la tente. D’ailleurs des gardes nous escortent quand nous nous déplaçons de nuit. C’est aussi des conditions extrêmes pour Clémentine, nous trouvons énormément de grosses araignées où nous dormons. Tout est d’ailleurs ouvert sur l’extérieur et hier un crapaud caché derrière la papier toilette nous à bien surpris. Un sacré fou rire, contrairement aux araignées qui ne sont que cris et désespoir !

Nous ne sommes pas totalement convaincus par notre tour en groupe et nous ne pensons pas que cela soit adapté à la façon dont nous voulons voyager. De plus, nous avons rencontré de nombreux voyageurs indépendants. Avec une bonne préparation (avoir un itinéraire et des logements réservés à l’avance), il semble possible de voyager seul dans le sud et l’est de l’Afrique. La prochaine fois, nous irons en camping-car !

Et la suite ?

Encore une fois nous ne sommes pas certains de quand vous pourrez recevoir cette newsletter mais nous devrions toujours être en route pour le Kenya, probablement aux alentours de Zanzibar. Le mois d’octobre va être chargé. Après deux jours à Nairobi, nous nous envolons pour le Caire et dix jours de voyage en Égypte.

Le 19 octobre nous arriverons à Paris-Charles de Gaulle après près de 14 mois de vagabondages autour du monde. Nous sommes très impatients de retrouver nos familles et amis mais aussi très tristes d’en finir avec notre lune de miel.

Nous appréhendons un peu le retour en hiver et espérons que cela n’affecte pas trop notre moral.

Si vous voulez nous aider, voici les questions que nous redoutons et aimerions ne pas entendre :

Nous avons bien démissionné avant notre départ et décidé de laisser derrière nous Londres et le Brexit. Il est impossible de chercher un nouveau travail alors que nous sommes injoignables lors de notre traversée de l’Afrique. Cependant nos CVs sont mis-à-jour et quand nous aurons trouvé vous serez les premiers au courant. Même si on la joue cools, nous sommes plus stressés que vous à ce propos !

Où nous trouverons du travail ! Nous avons tout de même l’intention de récupérer une partie de notre garde-robe car nos cinq paires de chaussettes font vraiment la tête mais nous serons contraints de vivre dans nos bagages encore au moins quelques semaines. Nous comptons sur la générosité de notre famille que nous espérons ravie de nous voir squatter après une si longue séparation. Cependant, nous espérons (sûrement autant qu’eux) nous installer quelque part rapidement !

Sans commentaires…
 

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