Lors de notre road trip de 3 mois en famille, en Europe du Sud et à travers les Balkans, nous avons passé 5 jours dans la ville de Mostar, en Bosnie-Herzégovine, et visité ses alentours. C’était en juillet 2026. Nous sommes arrivés depuis le Monténégro, et nous sommes ensuite partis vers la Croatie. Le passage de la frontière entre le Monténégro et la Bosnie-Herzégovine était assez simple, nous sommes passés par un petit poste frontière à Granični prijelaz Krstac. En revanche, le passage de la Bosnie à la Croatie, qui marque l’entrée dans l’Union Européenne et l’espace Schengen, était plus formel.

Au programme : un petit point culturel, la ville de Mostar et la visite de la vieille ville, les cascades de Kravica et Koćuša, les villages de Blagaj et Počitelj et le pèlerinage de Međugorje. Par rapport aux pays voisins que nous avons traversés, la Bosnie est sûrement le pays qui nous a le plus émus et qui nous a semblé être le plus différent.

 

Comprendre la Bosnie-Herzégovine : quelques repères historiques et culturels

La première chose que l’on note, c’est la façon dont les nombreux minarets des mosquées de la vieille ville de Mostar côtoient des croix chrétiennes, des églises orthodoxes et des pèlerins catholiques. Une diversité religieuse et culturelle, qui a fait notamment la fierté de Sarajevo mais qui, depuis les guerres des années 90, a aussi créé des divisions. En effet, les habitants du pays ont différentes identités socio-culturelles : les Bosniaques qui sont majoritairement de tradition musulmane depuis l’occupation ottomane, les Serbes de Bosnie majoritairement orthodoxes et les Croates de Bosnie majoritairement catholiques, plus ceux se considérant encore comme yougoslaves et les familles issues de couples mixtes.

En allant en Bosnie, il est impossible de ne pas voir les traces des atrocités qui ont eu lieu pendant la guerre de 1992 à 1995. Après l’éclatement de la Yougoslavie, dont le pays faisait partie, la guerre a opposé les forces gouvernementales de la République de Bosnie-Herzégovine aux forces serbes et croates de Bosnie. Outre le fait qu’une partie du pays soit encore minée, de nombreux bâtiments portent encore les traces des conflits. Cette région du monde avait déjà connu une histoire tumultueuse et meurtrière.

Actuellement, le pays est le rassemblement de deux régions historiques : la Bosnie et l’Herzégovine, où se situe Mostar. Le pays est dirigé par un collège de trois présidents, représentant respectivement les communautés bosniaque, serbe et croate. Dans certaines régions, les communautés ont des écoles différentes et, même dans les écoles mixtes, les cours d’histoire sont enseignés séparément.

 

La ville de Mostar en famille

Visite de la vieille ville de Mostar avec des enfants

Le Vieux Pont de Mostar : Stari Most

La star de Mostar (et l’emblème du pays), c’est le Vieux Pont (nommé Stari Most). Il relie les deux parties de la ville, au-dessus du fleuve Neretva. Ce remarquable pont a une conception en dos-d’âne, qui le rend très solide. Il a été construit en 1565 par un architecte ottoman, et il a résisté pendant des siècles à de nombreux conflits. Malheureusement, il a été détruit en 1993. Ce crime de guerre a choqué le monde entier. Il a été reconstruit à l’identique en 2004, et est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Ce pont est aussi connu pour des compétitions mondiales de dangereux plongeons. Nous avons manqué à quelques jours près le concours annuel, le Red Bull Cliff Diving, qui a lieu fin juillet.

Honnêtement, avant de venir je me demandais pourquoi nous voyions partout des images de ce pont. Sur place, il nous a  enchanté et, tous les jours, nous nous sommes surpris à aller le voir. Dormir dans un appartement juste à côté de la vieille ville de Mostar nous a permis de le voir sous les différentes lumières au fil de la journée, et nous avons adoré nous y promener en fin de journée. Un vrai luxe !

Attention, les pavés glissent, prévoyez de bonnes chaussures.

 

Le bazar de Mostar pour ramener des souvenirs

De part et d’autre du Vieux Pont, vous trouverez de nombreuses boutiques proposant des souvenirs inspirés de l’héritage ottoman. En vous promenant dans le vieux bazar de Kujundžiluk, vous aurez peut-être la chance d’observer des artisans du cuivre travaillant dans leurs ateliers, souvent situés à l’arrière des échoppes. Vous aurez aussi une vue magnifique sur le pont, et pourrez profiter de l’atmosphère particulière du quartier en dégustant une glace ou une pâtisserie orientale.

Parmi les souvenirs les plus populaires, vous trouverez des services à café bosniens, des plateaux et objets en cuivre martelé, des bijoux artisanaux, des tapis, des foulards, des céramiques décorées, ainsi que des produits locaux comme du miel, des confitures, des sucreries, des épices ou de l’eau-de-vie (rakija).

 

Visiter la mosquée Koski Mehmed Pasha et grimper en haut de son minaret

Nous avons eu du mal à trouver l’entrée de la superbe cour où se trouve la mosquée Koski Mehmed Pasha. La visite vaut vraiment le détour, l’intérieur est très beau, il y a une petite exposition sur l’histoire de la mosquée et l’islam. Surtout, vous pouvez monter en haut du minaret pour avoir une vue très impressionnante sur la ville et le Vieux Pont.

Déconseillé aux claustrophobes : l’escalier est très étroit, l’ascension semble interminable et il est très difficile de s’y croiser.

 

Où dîner dans la vieille ville de Mostar ?

Nous avons beaucoup apprécié le restaurant Food House Mostar pour ses options vegans et son ambiance très sympa. Si vous avez un budget plus élevé et cherchez une vue imbattable, nous vous conseillons l’URBAN taste of orient. Attention, nous y sommes allés très tôt (18h15) et avons eu de la place, mais à notre sortie il y avait la queue.

 

Tour de la vieille ville de Mostar, du village de Blagaj et de vignobles avec Villa Fortuna

Nous avons réalisé un tour avec un guide et chauffeur privé, avec l’agence Villa Fortuna (qui possède aussi un hôtel avec piscine au cœur de la vieille ville). C’était très intéressant de découvrir l’histoire de la région et de pouvoir discuter de la guerre et de la reconstruction du pays avec notre guide Alen.

Il nous a fait découvrir dans la vieille ville des endroits que nous n’avions pas réussi à trouver seuls. Par exemple Tabhana, un ancien site de transformation du cuir reconverti en piscine ouverte, gratuite et accessible à tous. Il nous a montré des photos du pont à travers les âges et notamment de sa destruction. C’était très agréable d’être conduit à Blagaj et de goûter du vin dans une boutique de la vieille ville ainsi que dans un superbe vignoble de la campagne de l’Herzégovine.

Le village de Blagaj et son tekke

Situé à une dizaine de kilomètres de Mostar, le village de Blagaj est connu pour la source de la rivière Buna. Juste à côté se trouve le tekke de Blagaj, un monument presque suspendu à une falaise. Il s’agit d’un très ancien monastère soufi (datant du XVIᵉ siècle), qui a été reconstruit et restauré à travers les siècles. C’était un lieu important de retraite spirituelle pour les derviches (membres de confréries soufies) pratiquant une forme mystique de l’islam. C’est aujourd’hui l’un des monuments les plus emblématiques de Bosnie-Herzégovine.

C’est une visite époustouflante, tant pour l’histoire et la géologie que pour le cadre naturel hors du commun. La visite avec un guide a fait une grande différence pour nous.

 

Visite de vignobles et dégustation de vin

Après la boutique de vin Via Vino dans la vieille ville de Mostar, où nous avons apprécié les explications, nous avons fait un tour très instructif du petit vignoble de Vinarija Domano. À la suite de la visite des caves, nous avons pu déguster différents vins avec un plateau de charcuterie, de pain et de fromage sur la magnifique terrasse du restaurant du vignoble.

Un endroit que nous n’aurions jamais découvert sans le tour organisé avec Villa Fortuna,

 

Les musées de la guerre à Mostar : War Photo Museum Mostar et Museum of War and Genocide Victims

Dans la ville de Mostar, beaucoup de façades sont encore criblées d’impacts de balles. C’est très émouvant et, en discutant avec les habitants, vous ne manquerez pas d’entendre des récits d’assiégés ou de réfugiés.

En effet, Mostar fut l’une des villes les plus durement touchées (assiégée, bombardée et divisée) d’Herzégovine pendant la guerre de Bosnie (1992-1995). La prise de la ville, avec sa position stratégique au cœur de la vallée de la Neretva et sur une importante route reliant l’intérieur de la Bosnie à la côte Adriatique, a été un enjeu majeur. Ce qui est si tragique, c’est qu’après avoir combattu ensemble contre l’armée yougoslave en 1992, les forces croates et bosniaques se sont ensuite retournées contre elles-mêmes et la ville a été divisée en deux, entraînant la destruction du Vieux Pont en 1993.

Grâce à notre logement à côté de la vieille ville, nous avons pu prendre des moments solos, sans les enfants, pour approfondir ce sujet. Clémentine s’est rendu à l’exposition photographique du War Photo Museum Mostar, située dans un ancien hammam ottoman. Les clichés sont très touchants, ainsi que le documentaire réalisé par les premiers journalistes qui ont pénétré dans la ville assiégée en 1993. Le site du musée affirme que les enfants sont les bienvenus, je n’aurai pas pu faire la visite avec les miens.

Nicolas a visité le Musée des victimes de la guerre et du génocide (Museum of War and Genocide Victims). Ce musée concerne la guerre en Bosnie et ne se concentre pas seulement sur Mostar comme l’exposition photographique. C’est un mélange de témoignage, de documents, de maquettes et d’objets liés aux victimes du conflit. C’est une visite plus longue aussi, avec beaucoup à lire.

 

Le centre commercial Mepas Mall : produits pour bébés, crèmes solaires abordables et cinéma

Pour échapper à la canicule, et parce que nous avions quelques habits abîmés ou trop petits à remplacer, nous avons décidé de passer une matinée dans le centre commercial Mepas Mall. Une très bonne idée, malgré le parking payant et assez chaotique. En effet, dans le centre commercial il y avait deux points de jeux pour les enfants, dont un où les enfants peuvent même rester seuls pendant que les parents vont dîner ou faire une séance de cinéma (et pour un prix dérisoire). Concept génial, mais nous n’avons pas osé y laisser les nôtres qui ne parlent pas la langue. Néanmoins ils ont adoré se défouler, sous notre surveillance, au frais dans l’immense aire de jeu (attention, chaussettes obligatoires).

Nous avons trouvé tout ce que nous cherchions dans le centre commercial, où nous avons aussi déjeuné. Mention spéciale à la chaîne de magasins dm (présente aussi en Allemagne, Autriche et Europe centrale), qui propose des produits bio et très abordables. Nous avons notamment pu faire le plein de crèmes solaires, trois fois moins chères qu’ailleurs. Il y a plein de produits pour bébés aussi, et des options de snacks et nourriture (non fraîche) sans lactose ou vegan.

Enfin, pour ceux qui chercheraient un cinéma, la plupart des films pour adultes anglais sont en VO sous-titrés. Malheureusement pour nous, ceux pour enfants étaient doublés.

Fortica Hill, point de vue sur la ville et plateforme en verre gratuite

Si notre hôte ne nous en avait pas parlé, nous aurions manqué Fortica Hill. Nous l’avions vu passer sans comprendre que cette plateforme en verre, en haut d’une colline avec une vue sur toute la ville, est gratuite ! Une super expérience pour petits et grands qui n’ont pas le vertige. Au frais en prime, car c’est très venteux. Il y avait en haut un café/restaurant avec vue, que nous n’avons pas testé mais qui avait l’air sympathique, ainsi qu’une aire de jeux. Il y a aussi des départs des randonnées, mais nous n’avons pas trouvé où.

 

Les cascades (chutes d’eau) de Kravica

Un jour de canicule, nous nous sommes rendus dès 8h30 aux Cascades de Kravica. C’était génial d’y être avant la foule et la chaleur. Notamment car il y a des nombreuses marches entre le parking et les chutes (qui ont été très difficiles à remonter en fin de matinée sous le soleil brulant). Le prix, en juillet 2026, était de 20BAM par adulte pour l’entrée et le parking à 3BAM/heure. Il est possible de s’y baigner, l’eau est très agréable avec beaucoup de poissons, de libellules et quelques serpents d’eau (a priori non venimeux, mais nous les avons laissés tranquilles au cas où).

Des bars sont étrangement construits sur les chutes, et il y a très peu de place pour poser sa serviette entre les parasols et transats payants, d’où encore une fois l’intérêt d’arriver tôt. Notez qu’en se promenant le long de la rivière, nous avons repéré d’autres endroits où se baigner avec beaucoup moins de monde, et plus de place.

 

Le village de Počitelj

Počitelj est un très joli petit village situé entre une forteresse en hauteur et la rivière Neretva en bas. L’accès est très simple et le parking se fait le long de la route à l’entrée du village. Ensuite, nous sommes montés tout en haut pour y admirer le point de vue et explorer la forteresse avec les enfants.

 

Les cascades de Koćuša

Des petites cascades avec un parking gratuit. Nous étions déçus de ne pas pouvoir vraiment s’y baigner car l’eau était très froide et l’accès compliqué. C’était joli mais pas un arrêt absolument essentiel.

 

Le pèlerinage religieux à Međugorje

L’Herzégovine est aussi un lieu de pèlerinage catholique (un des plus importants au monde). Au début des années 80, un groupe d’adolescents affirme que la Vierge Marie leur apparaît et leur transmet des messages, sur la colline de Podbrdo, connue aujourd’hui sous le nom de colline des Apparitions. Le Vatican autorise les pèlerinages, sans pour autant se prononcer sur le caractère surnaturel des apparitions, qui restent à ce jour non officiellement reconnues par l’Église catholique.

Nous n’y étions pas pour un pèlerinage religieux, mais c’était un pèlerinage personnel. Ce lieu était très important pour ma maman, et elle y était venue plusieurs fois dans mon enfance. J’ai beaucoup aimé montrer à mes enfants un endroit cher à leur grand-mère, et retrouver les mêmes souvenirs que ceux qu’elle m’avait rapportés.

La montée de la colline des apparitions (Apparition Hill) était difficile avec les enfants, c’est presque de l’escalade dans les rochers, mais ce n’est pas très long. C’était émouvant d’être là-haut, parmi toutes les personnes en train de prier.

Nous avons aussi visité l’église de Međugorje, avec son impressionnant nombre de bancs pour les messes extérieures. Comme j’étais un peu frustrée de ne pas y retrouver la statue de la Vierge avec ses habits bleus qui trônait sur la table de nuit de ma maman, j’ai fait quelques recherches et nous avons été la voir à l’Église de Tihaljina (qui se situe quand même quelques dizaines de kilomètres plus loin).

Pour le déjeuner, nous nous sommes arrêtés dans le grand restaurant du complexe hôtelier Herceg Etno Selo Medugorje. C’était assez étrange car nous étions seuls, mais idéal avec les enfants car il y avait des poissons à observer, une aire de jeux et des ânes. Nous avons combiné cette journée avec, avant Međugorje, le village de Počitelj et ensuite les cascades de Koćuša.

 

Notre bilan sur nos 5 jours à Mostar en famille

Notre découverte de la Bosnie par les alentours de Mostar nous a donné envie de visiter le reste du pays, notamment la capitale Sarajevo. Heureusement que nous avions plusieurs jours sur place, car avec la canicule nous n’avons fait que des matinées de visites (et des soirées dans la vieille ville). Une visite que nous avions prévue mais que nous avons préféré repousser à cause de la chaleur est la réserve naturelle d’Hutovo Blato, qui semble regorger d’oiseaux.

Je qualifierais cette partie de notre voyage de plus « intense », avec la chaleur mais aussi toutes les émotions que les traces de la guerre (et la découverte de l’ampleur des horreurs vécues par les habitants du pays) ont remué chez nous. Nul doute que le Vieux Pont a pris une place dans notre cœur.

Voyager à Mostar, en Bosnie, en famille : nos conseils pratiques

Un pays candidat à l’Union Européenne, mais encore hors UE : carte SIM et assurance

Cela veut dire de prévoir une carte SIM internationale ou acheter une SIM locale pour ne pas se faire avoir avec les datas de votre téléphone. Nous avons acheté une carte eSIM internationale pour visiter l’Albanie, le Monténégro et la Bosnie (une pour deux).

Cela veut dire aussi que vous ne pouvez pas compter sur la carte européenne d’assurance maladie. Une assurance santé est donc importante, nous utilisons Chapka Assurance.

La monnaie en Bosnie, le BAM

Il faut noter que le mark convertible de Bosnie-Herzégovine (BAM) est une monnaie locale difficilement échangeable en dehors du pays.

La sécurité en Bosnie-Herzégovine

La Bosnie est un pays très sûr si l’on reste sur les chemins. En effet, c’est tragique mais il y a encore des mines dans les forêts et en dehors des chemins balisés. Aucun risque dans les lieux touristiques.

La langue en Bosnie-Herzégovine

En Bosnie, il y a deux alphabets (latin et cyrillique) et trois langues qui se côtoient (le bosnien, le serbe et le croate). Les trois sont très proches et largement compréhensibles entre elles.

L’anglais est bien parlé dans la région de Mostar. Voici comment remercier : « Hvala ».

Liste de lecture sur la Bosnie-Herzégovine

  • Le film, si triste et choquant, réalisé par Angelina Jolie, Au Pays du Sang et du Miel, 2011.

Des livres, que je n’ai pas encore lus mais qui sont sur ma liste de lecture :

  • Le roman historique, du prix Nobel de littérature, Ivo Andrić : Le Pont sur la Drina
  • La collection d’histoires de Miljenko JergovićSarajevo Marlboro, sur la vie quotidienne des habitants de la ville pendant la guerre.
  • Le roman Logavina Street de la journaliste Barbara Demick qui relate la vie d’une rue à travers l’histoire et pendant le siège de Sarajevo.
  • Les livres de la journaliste croate, Slavenka Drakulić, qui a écrit sur le féminisme et le communisme (et la fin du communisme) en ex-Yougoslavie. En particulier pour cette liste sur la Bosnie, je voudrais citer ses livres sur les crimes de guerre contre les femmes, les viols, durant la guerre de Bosnie. Le roman Je ne suis pas là et l’essai, non traduit en français, They Would Never Hurt a Fly: War Criminals on Trial in The Hague. Dans ce dernier livre, elle cherche à comprendre comment des personnes ordinaires deviennent des criminels de guerre.

Voici des recommandations qui traitent de l’histoire récente des Balkans :

  • Le roman sur l’exil et la nostalgie d’un pays disparu, Le Ministère de la douleur de Dubravka Ugrešić.
  • Le film de 2011, La Parade, une comédie dramatique sur l’homophobie et les fractures nationalistes de l’ex-Yougoslavie.